Pour la défense des Bourses du Travail, Philippe Martinez monte au créneau

philippe martinez villejuif

 

Bourse du Travail Bien CommunNous avons crié victoire parce que le maire a annoncé que la bourse du travail n’était plus en vente. Nous sommes fiers de ce qu’a accompli notre mobilisation. Nous sommes satisfaits de la victoire que représente ce recul de la municipalité dans son projet de vendre la Bourse du Travail, mais nous restons vigilants et déterminés à nous battre pour la conserver, y compris en œuvrant avec l’intersyndicale pour que cet équipement retrouve une visibilité et un rayonnement auprès des habitants et des travailleurs de Villejuif.

Il ne s’agira pas, nous l’espérons, de déshabiller Paul pour habiller Jacques… La Bourse du Travail a sa spécificité et son utilité propre et elle ne saurait accueillir, par exemple, notre propre syndicat : ce n’est pas sa vocation.

Pour autant, nous avons entendu les détracteurs de la Bourse du Travail et leurs récriminations : « Ça ne sert à rien », « Il n’y a jamais personne dedans », « Ce n’est pas utile aux Villejuifois »…  Nous récusons ces constats de bazar, faits par les oisifs qui, parce qu’ils sont passés devant, estiment qu’ils ont une analyse pointue. Du reste, la démarche de rencontres mensuelles qui permettra de dresser un constat de son activité, nous paraît très positif, et nous sommes persuadés qu’elle pourrait servir encore plus, qu’on pourrait y faire venir encore plus de monde, et que les Villejuifois salariés ou privés d’emploi pourraient y avoir encore plus accès pour y trouver l’accompagnement dont ils peuvent avoir besoin. Nous allons nous y employer – et par là même prouver aux dits détracteurs, qu’ils ont parlé un peu vite, et que quand on est épris de justice social, on tient aux Bourses du Travail.

Pourquoi ?

Parce qu’en ces temps où un dirigeant européen comme monsieur Juncker peut dire que « Face à un traité européen, il n’y a pas de choix démocratique » alors tout le monde a besoin d’un endroit où exercer son droit de se défendre, de défendre ses conditions de vie, de travail, etc… Parce que les syndicats, ce ne sont pas que leurs dirigeants, ce sont les citoyens qui les font vivre et qui en assurent le fonctionnement. Et où est-ce qu’ils le font ? A la Confédération à Montreuil ? Non. Dans les Bourses du Travail, qu’elles soient à Villejuif, au Blanc Mesnil, à Aubagne, à Toulouse…

Et comme il le sait bien, notre Secrétaire Général est monté au créneau… Il est venu à Villejuif le 6 mars.

Nous avions omis, dans ces colonnes, de le remercier : c’est chose faite. Vous pouvez le voir, avec un micro dans le coin gauche de la photo ci-dessus.

Mais comme ça ne suffisait pas, il a également écrit à l’Association des Maires de France au sujet des attaques répétées de certaines communes contre les Bourses du Travail. Vous pouvez prendre connaissance de ce courrier, dont nous espérons qu’il achèvera de convaincre les rétifs et les austéritaires, tous ceux qui se laissent guider par les diktats du porte-monnaie, de la nécessité que les syndicats continuent à disposer de ces lieux de vie !

 

Lettre AMF 1

Lettre AMF 2

 

 

 

CDD : Une très bonne nouvelle

cgt-poingNous sortons à l’instant d’une rencontre avec le Directeur Général des Services. Il était accompagné de notre Directrice des Ressources Humaines.

Ils nous ont annoncé que 99.9%, voire 100%, des agents en CDD sur les postes permanents seraient reconduits jusqu’en décembre 2015.

Ils devraient recevoir très prochainement un courrier le leur indiquant.

Naturellement, nous nous emploierons à faire en sorte que ce recul soit définitif. Notre bataille pour la mise au stage, puis la titularisation de ces agents ne fait que continuer.

Pour autant, nous sommes très fiers de ce qu’a accompli, encore une fois, notre mobilisation rapide et efficace.

Ensemble, tous ensemble, nous avons obtenu ce recul et préservé ainsi nos collègues et le bon fonctionnement du service public.

Malheureusement, bien d’autres sujets nécessitent notre mobilisation, tels que ceux qui nous réunirons le 9 avril prochain !

 

iNTERSYNDICALE

Scènes de la vie quotidienne en période d’austérité…

L’AGENT – Quand même, tu aurais pu me prévenir que mon contrat n’était pas renouvelé !

LE CHEF DE SERVICE – Quoi ? Mais de quoi tu parles ?

L’AGENT – J’ai reçu un courrier de la DRH. Mon contrat s’arrête le 30 juin. Je suis renouvelé pour… cinq jours.

LE CHEF DE SERVICE – Mais qu’est ce que tu me racontes ? Je suis pas du tout au courant !

L’AGENT – Ça fait plus de trois ans qu’on bosse ensemble, alors je m’attendais quand même à ce que tu m’en parles… Qu’est ce que j’ai fait qui…

LE CHEF DE SERVICE – Mais arrête le délire ! Je t’assure que personne ne m’a prévenu ! Ça ne vient absolument pas de moi !

L’AGENT (exhibant sa lettre de la DRH) – Et ça ? Je l’invente, peut-être ? Ils t’ont forcément prévenu.

LE CHEF DE SERVICE (Il lit la lettre) – Mais pas du tout ! Personne ne m’a rien dit ! Attends… Nous sommes en pleine préparation du programme de l’été et je te disais hier que je voulais que tu prennes en charge les activités des 12-15 ans !

L’AGENT : Oui, mais le premier juillet, je serai plus là !

 

Voilà le genre de scène auxquelles on a pu assister ces derniers jours dans les services de la mairie de Villejuif. En effet, depuis de nombreuses années, la mairie embauche des contractuels sur des missions spécifiques, ou pour répondre à des besoins ponctuels. Ils sont embauchés sous des Contrats à Durée Déterminée, pour une période donnée. Inutile de préciser que ce n’est pas une pratique dont nous sommes satisfaits, mais cela fait partie des réalités.

Par exemple, parmi eux, il y a les anciens « emplois jeunes » ou les « emplois d’avenir ».

Ex abrupto, un certain nombre d’entre eux viennent de recevoir des courriers leur annonçant tout simplement que leur contrat ne sera pas renouvelé ou qu’il sera reconduit pour une période de quelques jours, le temps que la période de carence de la convention entre la ville et Pôle Emploi soit passée (cette adhésion a été validée en décembre dernier par le Conseil Municipal).

Cette décision n’est motivée à aucun moment. Il ne s’agit pas de se séparer de gens dont les missions sont terminées, mais de délester le budget en se débarrassant d’agents qui font parfaitement leur travail et ont accumulé avec les années une expérience, une technicité et une connaissance du terrain qui ne sera pas retrouvée même avec un remplacement.

Naturellement, cela sème un grand désordre dans les services, parce que personne n’a été mis au courant du départ prochain de ces agents. Donc, alors que les services sont au bord d’une grande réorganisation censée être effective au mois de septembre, alors que les services d’animation préparent les programmes de l’été et de la rentrée, ils découvrent que, contrairement à ce qui a été annoncé  à plusieurs reprises, il y aura non seulement une baisse du budget de fonctionnement (ça, on le savait), mais aussi une baisse des effectifs ! En attendant, on demandera à ceux qui reste d’arriver au même résultat, d’encadrer le même nombre d’activités, ou d’enfants, ou encore de surveiller le même nombre de chantiers, de passer le même nombre de marchés !

Et bien sûr, le sourire au lèvre et la motivation au cœur alors que leurs collègues partent les uns après les autres, alors qu’ils ne savent même plus si du coup, conséquence directe, leur service ne va pas disparaître.

Parce qu’il y a tout de même des cadres légaux à ces activités, et certaines sont subventionnées : s’il faut prendre un cas concret, les structures ouvertes très menacées par cette réduction de personnel sont soumises aux normes Jeunesse et Sports en ce qui concerne l’accueil des enfants… Il faut un nombre minimum d’animateurs pour ouvrir. Donc, si ceux-ci ne sont pas présents, que se passe-t-il ? L’activité disparaît.

 

 

Lettre ouverte aux agents en CDDOutre la démarche même que nous n’hésitons pas à qualifier de « maltraitante », nous nous élevons aussi contre le fait qu’une fois encore, pour des raisons bassement financières, la charrue est mise avant les bœufs. Le service public ? Les agents qui restent s’en débrouilleront bien… La réorganisation des services ? Elle aura lieu bien assez tôt et on travaillera avec ce qui reste… L’intérêt général ? C’est avant tout de réduire les dépenses ! Tant pis pour les gamins qui resteront devant les centres fermés, pour les écoles qui ne seront pas nettoyées et pour les travaux qui ne seront pas faits !

Alors que les habitants veulent des services publics forts et efficaces, il est décidé de les déshabiller progressivement afin de les rendre totalement inefficaces (puisqu’il deviendra impossible de rendre nos missions dans certains services) et donc indéfendables ! Et tout ça après avoir affirmé que la CGT racontait n’importe quoi et que tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes pour les agents et les Villejuifois !

Les contractuels ,première variable d’ajustement budgétaire. À qui le tour, si tous, nous ne réagissons pas comme il se doit ?

La CGT sans vous n’est rien. Soit nous bougeons tous, soit ce sera inutile de pleurer : on sera tous complices.

Nous vous tiendrons informés des suites de cette affaire.

RENDEZ VOUS LE 9 AVRIL !

bandeau 9 avril

 

  • Est-ce que vous trouveriez normal de ne pas pouvoir bénéficier de votre retraite avant l’âge de 67 ans ? Ou plus tard ?
  • Si oui, est-ce que vous trouveriez normal de ne pas pouvoir bénéficier d’une retraite qui vous permettrait de vivre décemment ? Est-ce que vous estimez qu’aujourd’hui, il est normal que les retraités connaissent une chute de niveau de vie quand ils quittent leur emploi ?
  • Est-ce qu’il vous semble légitime que les femmes gagnent en moyenne 30% de salaire en moins par rapport aux hommes ? Est-ce qu’il vous paraîtrait préférable qu’elles restent à la maison, par exemple pour aider à la résorption du chômage ?
  • Est-ce que dans les années qui viennent vous estimez que vous n’aurez pas besoin de bénéficier des services de votre mairie, du département, de votre région, d’une école, de la police, des transports en commun, d’un hôpital ? Est-ce que vous pourriez vous en passer ?
  • Est-ce que vous estimez que sur votre lieu de travail, vous êtes déjà suffisamment protégé de l’arbitraire ? Que vous pouvez faire toute confiance à votre employeur ? Est-ce que votre salaire vous paraît suffisant ? Est-ce qu’il vous permet vraiment de réaliser tous vos projets et de vivre à cent pour cent de ce que vous estimez être en droit d’attendre, dans un des pays industrialisés les plus riches de cette planète ?
  • Est-ce qu’il vous paraît juste que des entreprises qui restent bénéficiaires puissent supprimer des emplois au nom de la compétitivité et plonger leurs salariés dans la misère du jour au lendemain ? Pensez-vous qu’il faille encore leur simplifier la tâche en limitant les pouvoirs des Prud’hommes ?
  • Pensez-vous jusqu’aux tréfonds de votre âme qu’il faut banaliser le travail du dimanche et le travail de nuit ?
  • Êtes-vous absolument certain que les entreprises publiques doivent être privatisées, même si jusqu’ici les services qu’elles rendaient étaient considérées comme d’intérêt général ? Pensez-vous que le secteur privé, soumis à la loi du profit, soit le mieux à même de remplir des missions ou l’égalité de traitement de tous les usagers est primordiale ?
  • Est-ce qu’il vous semble logique de baisser les salaires des consommateurs et en même temps d’estimer qu’il faut relancer la consommation ?
  • Est-ce que vous êtes sûr que vos enfants pourront suivre les études qu’ils souhaitent et à la fin de celles-ci trouver le travail qui leur permettra de vivre confortablement et de fonder une famille qu’ils pourront entretenir sans connaître de soucis financiers ?
  • Trouvez-vous pertinent de réformer les territoires (communes, départements, régions) pour mieux répondre aux besoins des bureaucrates européens qu’aux vôtres ? Est-ce que ces collectivités doivent réellement être réorganisées sans que vous ayez votre avis à donner sur la question ?
  • Est-ce que vous vous reconnaissez, personnellement, une responsabilité quelconque dans ce que nos gouvernements appellent la « crise » ou la « dette » ? Est-ce que vous pensez sincèrement que c’est d’abord à vous de vous serrer la ceinture et de faire tout ce qui est en votre pouvoir pour que les banques et leurs actionnaires continuent à faire le maximum de bénéfices et de reverser leurs profits à leurs actionnaires ?
  • Est-ce que vous pensez vraiment que les assistés, ce sont les fonctionnaires et les chômeurs, quand les actionnaires vivent du fruit du travail des autres et font plus que n’importe qui d’autre appel à des services que vous ne pourriez pas vous payer ?

Si vous êtes capable, en conscience, de répondre oui à toutes ces questions, alors effectivement vous pouvez vous dispenser de venir manifester le 9 avril, à 13 h 00, Place d’Italie, et de vous mettre en grève le 9 avril. Mais si vous avez répondu non, à une seule d’entre elles, alors vous avez une bonne raison, ou plusieurs de protester vous aussi contre la politique d’austérité que veut nous imposer le gouvernement !

Tract 9 Avril

 

 

 

Pourquoi un rassemblement contre les N.A.P. le 9 Avril ?

reforme-peillon-jm-copie-2C’est quoi les N.A.P. ?

Même si en Anglais a nap est une sieste, il est peu recommandé de la proposer aux enfants dans le cadre des Nouvelles Activités Périscolaires. C’est bien de cela qu’il s’agit. Et qu’est-ce qui se cache derrière cet acronyme ronflant ?

En réalité, même si le site de l’éducation nationale vante les mérites de la nouvelle organisation du temps scolaire, la réforme a avant tout pour effet de morceler la journée des enfants. Cet état de fait a été dénoncé par les professionnels (instituteurs, animateurs) et les usagers (parents d’élève) dès les premières expérimentations des nouveaux horaires en 2013. De plus, les villes qui ont mis en place la réforme à la première rentrée 2014  font apparaître des premiers bilans très contrastés avec des inégalités d’une ville à l’autre, voire d’une école à l’autre dans une même commune.

L’État en a-t-il tenu compte ? Non. On a presque envie d’ajouter : comme d’habitude.

Elle est bien loin l’école de la république. Quid du principe d’unité du territoire et de l’égalité des chances ?

De nombreuses communes ont fait part de leurs difficultés à mettre en place de nouvelles activités, et Villejuif en faisait partie. L’an passé, Monsieur Le Bohellec, notre maire, avait informé l’inspection de l’éducation nationale de l’impossibilité de mettre en place ces nouveaux horaires à la rentrée de septembre 2014, mais il a tout de même fallu le faire, sans moyens supplémentaires.

Nous, la CGT des territoriaux de Villejuif, ce qui nous gène, c’est d’abord la question des principes. Derrière une soit-disant volonté d’aménager la journée des enfants pour plus de confort des bambins – ce qui à priori est un objectif tout à fait louable – se cache une réalité toute autre  : C’est aux communes d’assumer l’organisation scolaire et les conséquences des nouveaux rythmes en mettant en place des activités  – les fameuses N.A.P. qui doivent permettre l’ouverture à la culture, au sport, au numérique… Il est évident que toutes les communes n’ont pas les même moyens à y mettre, et il n’y a pas de compensation de l’état qui prenne en charge cette nouvelle mission, seulement un fond d’amorçage de 50€ par enfant, très loin de faire le compte.

Donc, dans les communes riches, il y aura des N.A.P. en dentelle, alors que dans les communes pauvres, il y aura des N.A.P. en papier.

Auparavant la totalité du temps scolaire était prise en charge par l’Éducation Nationale, et donc l’État. C’est bien d’une forme déguisée de désengagement de l’État, d’une nouvelle charge pour les communes, qu’il s’agit… Cela creuse l’écart entre les riches et les pauvres y compris à l’école, jusque là un bastion du travail à l’égalité des chances. Le principal outil pour réduire les inégalités entre les français, en fait. Après ça, on dira que l’ascenseur social est en panne…

Donc au lieu d’améliorer le quotidien des bambins dans l’objectif de leur réussite scolaire, on fait des économies sur leur dos, et au passage le gouvernement met en difficulté les agents territoriaux, les parents, les enseignants et les associations en les opposant les uns aux autres, provoquant moult tensions au plan local.

Là où, plus précisément encore, la chose bloque à Villejuif, c’est qu’en dépit de projets et de scénarios dressés tout à fait intéressants – de l’aveu des personnels et des parents d’élèves – il y avait achoppement sur la question de contenu des activités et des moyens déployés. Les N.A.P. seront gratuites (comme l’école laïque et obligatoire, a-t-on envie de dire et nous ne l’envisageons pas autrement), et à partir de là on pouvait espérer une fréquentation de celles-ci par 90% des élèves. Alors se pose la question : Qui les encadre et où est-ce qu’on les met, ces élèves ? Parce que c’est une chose de décider qu’il y aura des choses à faire en plus. Si on ne décide pas qui les fait, on patine. Et on ne peut pas décider de but en blanc que les ATSEM se changeront en animateur(trice)s ou que les gens qui surveillent le repas des enfants vont subitement être en capacité d’encadrer des activités culturelles ou sportives. Qui plus est, ces activités ne pourront avoir lieu dans les classes. Alors, où ?

En l’absence de réponse, les vingt-trois conseils d’école (composés d’élus locaux, de représentants des parents d’élèves et d’enseignants) ont donc voté majoritairement contre la mise en pratique des Nouvelles Activités Périscolaires à la rentrée prochaine, ce qui met les agents territoriaux et les enseignants dans une position d’équilibristes, puisqu’ils doivent jongler sur une corde raide entre l’existant et la mise en œuvre d’une réforme sans les moyens qui correspondent. Et si la corde raide c’est la situation, les balles ce sont les enfants… En effet, comment juguler la fatigue des enfants constatée par tous puisque non seulement ils travaillent une demi journée de plus (le mercredi matin) mais dont la journée s’allonge le reste de la semaine ? Quelle prise en charge des contraintes que cela entraîne pour les parents, eux aussi aux prises avec leurs propres horaires ? Et quelles modifications pour les enseignants, les ATSEM, les animateurs, jusqu’aux agents d’entretien, qui eux aussi subissent les impacts de cette réforme ?

Mais ça… C’est l’Austérité ! Et même si nous n’aimons pas ça, nous commençons à en avoir l’habitude.

C’est pour cette raison que le rassemblement prévu devant la mairie le 9 avril trouve toute sa place dans une journée de lutte contre l’austérité et nous vous invitons à vous trouver nombreux sur l’esplanade Pierre Yves Cosnier ce jour là à partir de 10 h.

Tract 9 Avril