La Conférence de Financement de la Réforme des Retraites

 

Financement des retraites : la CGT propose 70 milliards !
La Conférence de Financement a démarré. La CGT a fait la démonstration au Gouvernement et au MEDEF qu’il existe de l’argent pour pérenniser et améliorer le système actuel de retraite solidaire.

RATP : Tous concernés !

Depuis de longues semaines, depuis le 5 décembre dernier, les agents de la RATP sont les moteurs du mouvement contre la réforme des retraites. Plusieurs d’entre eux sont victimes en retour de harcèlement de la part de leurs directions, et subissent des menaces de sanction pour faits de grève… C’est le cas pour quatre agents du dépôt de Vitry, et ils risquent la révocation. Nous soutenons sans réserve ces camarades et appelons à participer aux manifestations de soutien organisées pour eux.


Ça y est !!

Les provocantes et insupportables convocations au conseil de discipline de nos 4 camarades du dépôt de bus Ratp de Vitry sur Seine sont tombées! Nos camarades risquent la révocation pour fait de grève !

Yassine et Patrick passeront donc le 5 mars. François le 6. Alex dans les jours d’après.

L’UD CGT du Val-de-Marne appelle tous ces syndicats, élus, militants et salariés à participer nombreux aux rassemblements de soutiens et de contestations des 5 et 6 mars prochains à Paris!

Rendez-vous à midi, les 5 et 6 mars,

au 19 place de la chambeaudie, 75012 Paris

Nous travaillons dès à présent à élargir cet appel.

2 jours de mobilisation générale dans la CGT du Val-de-Marne. Soyons nombreux, visibles et déterminés !!

 

Un rejet universel (Communiqué intersyndical CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires, Fidl, MNL, Unef et UNL)

Largement majoritaire et de plus en plus confortée, l’intersyndicale CFE-CGC ; CGT ; FO ; F.S.U ; SOLIDAIRES ; FIDL ; MNL ; UNEF ; UNL renouvelle son exigence du retrait du projet de réforme des retraites. Le rejet de ce texte est grandissant.

- Les différentes institutions et caisses de sécurité sociale ont désormais rendu leur avis sur le projet de loi retraites. Et ils sont affligeants pour le gouvernement, aucune des consultations, de la CNAV à la CNNCEFP, n’est de nature à encourager à poursuivre le projet présenté. Bien au contraire.
- Le Conseil d’État a rendu un avis d’une violence extraordinaire, pointant des insuffisances, des lacunes et des problèmes institutionnels. Du jamais vu !
- Le Conseil Supérieur de la Fonction Militaire a lui aussi rendu un avis négatif. Un fait rare !
- 100 % des barreaux et pratiquement toutes les professions libérales sont opposées et toujours en lutte contre le projet.
- Les salariés du public et du privé prennent des initiatives multiples pour manifester leur opposition à ce projet.
- Le monde de l’éducation donne un bel exemple d’unité intergénérationnelle puisque la mobilisation concerne tout autant personnels, lycéens et étudiants.
- Les experts de tout bord et de toute tendance se rejoignent tous dans l’analyse très critique du projet, confirmant les 3 rapports à charge de l’Institut de la Protection Sociale, y compris les inspirateurs de l’idée de régime universel qui viennent de dénoncer les impasses et les incertitudes du texte annexé au projet de loi actuellement examiné à l’Assemblée Nationale.
- L’opinion publique, dont le fort soutien aux opposants n’a fait que croître, confirme dans toutes les enquêtes récentes très majoritairement le désaveu.

Et, pourtant, le gouvernement s’entête.

- Il est sourd à la contestation massive de la grande majorité de la population.
- Il n’a pas éclairci les innombrables points obscurs du projet.
- Il n’a pas de solution pour juguler le déficit créé par les exonérations de cotisations décidées par ce même gouvernement.
- Il fait peu de cas du débat démocratique en présentant un projet incomplet et mensonger et ce dans une urgence parlementaire que rien ne justifie.

Jusqu’où ira ce gouvernement, jusqu’où devrons-nous aller ?

Renforcée par tous ces soutiens unanimes, l’intersyndicale CFE-CGC ; CGT ; FO ; F.S.U ; SOLIDAIRES ; FIDL ; MNL ; UNEF ; UNL demeure déterminée et convaincue du bien fondé de poursuivre la mobilisation tout le temps nécessaire sur l’ensemble du territoire et parallèlement de renforcer l’information pour rétablir la vérité jusqu’au retrait de ce projet inutile et dangereux.

Paris, le 13 février 2020

Réforme des Retraites : Rien n’est joué

Rien n’est joué !
 
Le projet de loi sur la réforme des retraites entre en phase d’examen en vue de son vote par le parlement.
Le gouvernement semble vouloir encore accélérer le rythme de la marche forcée qu’il impose depuis des mois au pays. Et pour cause, chaque jour amène son flot de révélations précisant un peu plus l’injustice de ce projet.
 
Chaque jour, la contestation contre ce projet de loi se renforce dans le pays et conduit 60 % des Français à demander son rejet. Le doute s’installe jusque dans la majorité isolant un peu plus le président Macron et son Premier Ministre.
 
La lutte continue !
 
Mais si le mouvement reprend son souffle après deux mois d’une intensité rare, il continue aussi de se renforcer en inventant de nouvelles formes, en investissant les entreprises, les territoires et en accrochant à la banderole des retraites de nouvelles revendications.
 
S’il ne cesse d’affirmer le contraire, le gouvernement ne s’y trompe pas. Il multiplie la répression contre les militants syndicaux pour casser cette dynamique et empêcher que les braises encore rouges de colère ne redonnent de la flamme.

Les promesses n’engagent que ceux qui y croient…

La mémoire est une chose fragile, et il est parfois bon de l’entretenir en se replongeant non dans les paroles qui s’envolent mais dans les écrits qui restent… Et comme Internet est l’un des remèdes à l’amnésie, nous avons retrouvé ce qu’entre les deux tours certains, qui rejoignirent ensuite l’Union Citoyenne, adressaient aux agents municipaux de la ville :


Villejuif, le 11 mars 2014

Mesdames et Messieurs les employés municipaux de Villejuif,

Nous connaissons votre attachement à notre ville et au Service Public, et vous en félicitons. Nous savons aussi à quel point certains d’entre vous peuvent se sentir sous-estimés, peu écoutés, incompris et que votre disponibilité, votre santé même s’en ressentent.

Demain, il nous faudra conserver le meilleur de votre travail passé, et aller de l’avant. Votre bien-être au travail est la première condition pour que les Villejuifois bénéficient d’un meilleur Service Public. C’est aussi la juste récompense pour les efforts que beaucoup d’entre vous fournissent afin que notre ville progresse.

Si les prochaines élections nous amènent aux plus hautes responsabilités de cette ville, nous réformerons avec vous certaines pratiques managériales qui vous ont trop souvent heurtés. Au cœur du projet que nous proposons aux Villejuifoises et aux Villejuifois, voici les points sur lesquels nous nous engageons pour vous :
• Créer une délégation d’élu « en charge du personnel communal » qui aura à développer l’écoute et la médiation.
• Rétablir le respect, la politesse et la confiance entre les élus, les cadres et les salariés, notamment pour mettre fin aux comportements de rudesse et d’humiliation.
• Mettre en place des procédures claires et transparentes pour les recrutements et les promotions.
• Préciser les missions des uns et des autres en rédigeant pour chaque agent une fiche de poste.
• Mettre en pratique une véritable politique de formation permettant à chacun de progresser.
• Agir contre la privatisation des services et engager des démarches pour faire revenir dans le secteur public la restauration scolaire, la gestion de l’eau, la maitrise d’ouvrage…
• Lutter contre l’emploi précaire.
• Développer les missions du COS (Comité des œuvres sociales) qui doit être au service de tous.
• Donner de réels moyens aux assistantes sociales recevant le personnel communal.
• Mettre à la disposition des agents d’accueil les outils nécessaires à une meilleure diffusion de l’information.
• Veiller à ce que vos conditions de travail (ainsi que les produits d’entretien ou de jardinage que vous utilisez) soient sans danger pour votre santé.

Vous pouvez compter sur nous, comme nous savons pouvoir compter sur vous dans l’intérêt d’un Service Public de qualité pour tous les Villejuifois.

En vous souhaitant le meilleur pour vous et vos proches, nous vous adressons à toutes et tous nos plus chaleureuses salutations.

Natalie Gandais et Mostefa Sofi
Candidats aux élections municipales


C’est sous l’auspice de cette promesse, donc que commença le mandat qui aujourd’hui s’achève. Nous laissons à chacun le soin de mesurer le décalage qui existe entre ces paroles de campagne et les réalités du temps qui a passé… Rappelons simplement la fin du subventionnement du CASC (désigné par erreur sous son ancienne appellation de COS), ou encore la mise en place du RIFSEEP…

Et nous nous excusons que cette source soit ainsi ciblée, mais force est de reconnaître que ces promesses (directement pompées à l’époque sur les revendications de la fédération des services publics de la CGT) furent les seules émises au personnel municipal de la part d’un parti de l’Union Citoyenne…

On peut pas dire qu’on a pas été un peu déçus.

Enfin une promesse tenue ?

Depuis la publication de nos deux précédents articles (ici et ici) sur la question des amputés de salaire, on vient nous demander si les décisions de justice sont définitives ou pas..
 
La réponse est oui.
 
Le fond de l’affaire était de déterminer si, oui ou non, comme le maire le prétendait depuis le début, il s’agissait d’une décision du trésorier payeur qui lui aurait été imposée, ou d’une décision du premier magistrat complètement non fondée. Aucun ordre du Trésorier Payeur n’apparaissait dans le dossier. Et pour cause, il ne dispose pas de ce pouvoir là. C’était bien une décision du maire. Le juge a estimé qu’en l’occurrence, l’édile méconnaissait ses pouvoirs et qu’une telle décision devait être annulée.
 
Le maire n’a pas fait appel du jugement qui est donc devenu définitif. Mais comment aurait-il pu sérieusement envisager de faire appel alors que tout son argumentaire était d’affirmer qu’il n’y était pour rien, qu’il avait dû se soumettre aux injonctions du Trésorier Payeur Général dont il n’a jamais pu justifier l’existence et qui comme le précise le Tribunal n’a de toute façon pas ce pouvoir ? 

Il ne reste plus qu’à régler la facture et à rembourser les agents des sommes qui leur ont été indûment soustraites.

 

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VOUS PENSEZ AUX VACANCES ?

Si vous pensez aux vacances et que vous êtes agent de la mairie de Villejuif, alors pensez au CASC. Il reste des places pour le séjour à Berlin (du 14 au 18 mai) mais aussi pour plein de destinations sympa pour cet été…

Et oui… Vous avez peut être entendu que le Comité d’Actions Sociales et Culturelles avait été supprimé. Ça n’est pas tout à fait exact. Avec l’appui des syndicats CGT, il perdure, et continue d’organiser pour les agents de la ville des séjours à l’étranger (courts ou longs), de vacances, ou des achats groupés notamment pour les fêtes…

Surveillez leur calendrier !

Mais la principale activité de ce CASC – et que ne remplace pas le CNAS – c’est qu’il continue, à la demande de l’assistante sociale du personnel, à distribuer des aides d’urgences, parce qu’il est le seul interlocuteur en mesure de le faire – et cela bien qu’il ne soit plus subventionné par l’employeur depuis plus de quatre ans.

Bravo le CASC !

LE CASC EST OUVERT
LES MARDI ET JEUDI 
DE 10H A  12H ET DE 14H A 16H30
SELON LA DISPONIBILITÉ DES BÉNÉVOLES
VEUILLEZ APPELER AU 01.46.78.03.74 AVANT DE VOUS DÉPLACER

LE RETRAIT, POINT !

 

Les journées des 5 et 6 février ont été de nouveaux temps forts de mobilisations et de grèves, de la jeunesse et des salarié.es.
Chaque semaine et ce depuis le 5 décembre, des A.G se multiplient sur les lieux de travail, dans les lycées et universités malgré les diverses pressions. En aucun cas la réponse à la crise sociale ne peut être une répression à l’encontre de celles et ceux qui expriment un désaccord.
Chaque jour des actions et des initiatives sont organisées dans tous les territoires. Le rejet de la réforme et la détermination d’obtenir le retrait sont intacts et se propagent de manière inéluctable.
Notre intersyndicale partage et porte des propositions sur le financement et l’amélioration de notre système de retraite solidaire et intergénérationnel. Elle travaille à l’organisation d’une contre-conférence nationale courant mars, déclinée localement, pour débattre largement et publiquement des solutions et propositions envisageables pour un projet sérieux d’amélioration des régimes de retraite.
De même, au-delà de l’opinion publique défavorable au projet de réforme, les différentes caisses de retraites comme les institutions, dont la plus haute, celle du Conseil d’Etat, ont toutes acté un avis critique voire négatif. Continuer à vouloir imposer ce projet relève de la part du gouvernement d’un vrai déni de démocratie.
Nos organisations syndicales CGT, FO, FSU, Solidaires, FIDL, MNL, UNL et UNEF sont persuadées que cette mobilisation inédite et historique vaincra.
Elles appellent au renforcement et à la continuité de la mobilisation et de la grève là où les salarié.es le décident. Elles engagent à tenir des AG, à poursuivre durant la période à venir des actions diverses de mobilisations et d’informations larges de la population, à multiplier les initiatives locales et interprofessionnelles pour créer les conditions d’une journée d’ampleur.
Elles appellent à préparer d’ores et déjà de nouveaux temps forts de mobilisation, autour du 8 mars, journée internationale de lutte pour les droits des femmes. Elles seraient effectivement les plus grandes perdantes, avec ce projet de loi sur les retraites.
C’est dans ce contexte de mobilisation continue que nos organisations syndicales et de jeunesse, appellent l’ensemble de la jeunesse, des salarié.es, des privé.es d’emploi, des retraité.es à une nouvelle journée de convergence de grèves et de manifestations le 20 février.
L’intersyndicale se réunira le 20 février pour définir les suites.

Montreuil, le 6 février 2020

Amputés de Salaire : la Saga

Nous vous avons annoncé la victoire des amputés de salaire contre la mairie de Villejuif . Certains d’entre vous n’étaient peut être pas encore là à l’époque, ou ont oublié cet épisode des multiples tracasseries que l’exécutif a déclenché contre ses agents.
 
Rappel des faits pour les mémoires perdues et ceux qui découvrent l’affaire :

Tout commence en février 2017, après le suicide d’un agent, gardien de gymnase. Le maire prévient les représentants du CHSCT : « Si vous faites une enquête sur cette histoire, j’ouvre le dossier de la rémunération des chargés de mission. » N’écoutant que leur devoir et refusant de céder à un ultimatum – et parfaitement conscients que le dossier de la rémunération des chargés de mission est vide – les représentants en question font leur devoir et ouvrent une enquête.

Trois mois plus tard, alors que l’enquête sur les risques psycho sociaux, réclamée par les représentants du personnel qui siègent au CHSCT,  vient juste de commencer en grande pompes, que des rencontres sont organisées auprès de l’ensemble des territoriaux de la ville pour leur présenter la démarche, des agents, pour la plupart sur la fameuse liste noire, se voient notifier une suppression de leur régime indemnitaire au motif, que le maire, dixit lui-même, serait contraint par le Trésorier Payeur Général. Les agents l’apprennent oralement le 22 mai, reçoivent par la suite une lettre de l’actuel DGS datée du 23 mai, puis se voient informés fin juillet qu’un arrêté daté du 6 juin 2017 les attend. Avec effet rétroactif au 1er mai !!! Tout est irrégulier.

Mais visiblement rien n’arrête la RH ou le nouveau DGS qui vient d’arriver. Ni le maire ni le DGS ni la responsable du service juridique ni bien évidemment la DGA RH de l’époque (aujourd’hui tombée en disgrâce) ne veulent rien entendre des arguments des agents tous plus fondés les uns que les autres. Tous ces dirigeants ou « experts » affirment que rien n’est de leur ressort, ils auraient même tout tenté, y compris auprès du préfet lui-même pour essayer d’adoucir le sort de ces amputés ! Mais le Trésorier Payeur Général en aurait décidé ainsi. Personne ne pouvait rien y faire. Pensez donc : Ces rémunérations qu’ils avaient perçues étaient illégitimes. Et devraient peut-être même être remboursées ! Seule solution pour le maire, dixit lui-même et le DGS : faire voter le RIFSEEP dans les plus brefs délais et bien entendu sans prendre le temps de le travailler ni bien évidemment sans aucune consultation des instances représentatives du personnel qui sont toujours un frein pour faire ce qu’on veut (on connaît la chanson) ! Mais ensuite grâce au RIFSEEP,  promis, juré, craché, tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes, y compris pour les agents sacrifiés.

Les organisations syndicales CGT ont refusé de se plier au chantage et bien que nombre des leurs étaient touchés se sont malgré tout battues contre le RIFSEEP, tel que proposé par l’employeur, dans la plus grande opacité. Rien n’y fit. Elles ont donc  dû saisir le Tribunal Administratif. Mais Dame Justice est longue…

Les agents amputés de salaire, de leur côté, ont décidé de porter l’affaire devant le Tribunal. Un agent, amputé pour un tiers de sa rémunération, a même saisi le juge des référés. Le Juge des Référés  a alors ordonné la reprise des versements jusqu’au jugement. Déjà il indiquait en Août 2017 qu’il y avait doute sérieux quant à la légalité de la décision du maire. Pourtant aucun changement de position de ce dernier…

Il faudra donc attendre le 21 novembre 2019 pour que le juge du fond statue et annule les décisions prises deux ans et demi plus tôt.

Mais elle est annulée, et voici les amputés de salaire victorieux, et le maire contraint de leur rendre la rémunération qu’il leur avait soustraite sans raison (ou du moins sans raison avouable).