AVANCEMENT DE GRADE 2021

Nous avons été convoqués par l’employeur à une réunion sur la question de l’avancement de grade, programmée ce jeudi 25 novembre. Nous étions enthousiastes, car les critères devaient être renégociés depuis l’an dernier

Aussi, nous avons été surpris de recevoir, comme beaucoup d’agents, un courrier sur la question qui signifiait que les critères en vigueur l’année dernière le seraient aussi cette année, et concluait : « Vous remplissez les conditions pour un avancement de grades supérieur et figurez donc sur la liste correspondant à votre grade. Le classement réalisé en fonction des critères ci-dessus vous positionne cependant trop bas dans le tableau pour que vous puissiez être proposé à un avancement de grade cette année. Aucun avis n’a donc été demandé à votre responsable hiérarchique. » 

Le courrier précise que la municipalité souhaite reprendre la discussion sur les critères… mais seulement l’année prochaine.

Nous avons donc décliné l’invitation en les termes suivants :

Les agents ayant déjà reçu la semaine dernière un courrier daté du 5 novembre leur indiquant qu’ils n’étaient pas éligibles à l’avancement de grade, nous entendons qu’il s’agira de nouveau de discuter non pas des critères appliqués à l’ensemble du personnel, et non pas de les renégocier comme nous vous l’avions déjà demandé l’an passé, mais de vérifier la cohérence des listes présentées. Ce courrier, signé par madame la Directrice Générale Déléguée, indique que la municipalité a fait le « choix avantageux de reconduire le dispositif de l’année dernière en appliquant un quota de 30%« .
 
Au passage, nous nous interrogeons : avantageux pour qui ? 
 
Nous le répétons, nous trouvons les critères appliqués trop limitatifs, et ce quota de 30% injustifié. L’appliquer c’est exclure 70% des agents présents sur les listes, à commencer par ceux qui occupent un poste au-dessus de leur grade, mais qui, n’étant pas en position d’encadrement, ne bénéficieront pour autant ni d’avancement ni de promotion interne. A nos yeux, du reste c’est ce critère là, et pas celui de l’ancienneté, qui est à revoir.
 
Nous vous ferons observer, à titre d’exemple, que bien qu’elles aient été en première ligne lors de toutes les phases de la crise sanitaire, aucune ATSEM ne se trouve sur les listes que vous nous proposez aujourd’hui. 
 
La façon dont sont élaborées ces listes nous paraît en contradiction avec la politique de déprécarisation que vous mettez en place par ailleurs.
 
De ce fait, la CGT ne prendra pas part à cette réunion. Tout ayant déjà été décidé, nous n’en voyons pas l’objet.
 
Nous attendons en revanche avec impatience d’être associés au travail d’élaboration d’une « politique d’évolution des carrières plus ambitieuse et pertinente qui pourra être mise en discussion dès l’année prochaine », évoquée dans le courrier.
 
Bien cordialement.
 
Bien évidemment, nous avons tout de même regardé les listes – qui nous avaient été communiquées dès le début octobre, et nous sommes intervenus pour rétablir certaines situations auprès des services concernés, afin que chacun soit à la place où il devrait être dans les fameux tableaux d’avancement de grade…

Le salaire : une des 5 bonnes raisons de manifester mardi 5 octobre

Les chiffres le disent : les salaires se tassent et le patronat à tendance à ne pas reconnaître la qualification des salariés.
En 2015, un salarié sur cinq occupait un emploi à bas salaire, contre un sur six en 2011.

Les femmes et les jeunes sont les plus touchés, parce qu’ils occupent plus souvent des emplois à temps partiel non choisis et sont recrutés sur des contrats de courte durée.

Le pouvoir d’achat des fonctionnaires a lui aussi été considérablement dégradé : la valeur du point d’indice est quasiment gelée depuis 2008.
Pour la CGT, les salaires doivent augmenter régulièrement en fonction du véritable coût de la vie.

C’est bien les salaires eux-mêmes qui doivent augmenter, pas le montant de primes individuelles, qui créent de fortes disparités entre salariés. Après une revalorisation urgente, la valeur du point d’indice des fonctionnaires devra augmenter chaque année.

Le montant des salaires doit intégrer les gains de productivité du travail réalisé à l’échelle du pays. Il doit contribuer à une redistribution plus favorable aux salariés.

La hausse régulière des salaires contribue, par la consommation des salariés, à la croissance économique. Elle favorise ainsi le développement de l’activité et de l’emploi.

La question de l’égalité salariale entre les hommes et les femmes doit être prise en compte dans toutes les négociations salariales. Les employeurs qui ne respecteraient pas le principe « à travail égal, salaire égal » doivent écoper de sanctions financières.
La CGT prône une augmentation du Smic à 2 000 euros brut.

Elle défend aussi la réduction du temps de travail hebdomadaire à 32 heures sans perte de salaire. Le fruit des richesses créées doit bénéficier au plus grand nombre.

Article publié par la Fédération CGT des Services Publics

PREAVIS DE GREVE DE LA FEDERATION DES SERVICES PUBLICS POUR LE 5 OCTOBRE

Depuis plus d’un an et demi, les fonctionnaires et agents territoriaux, les salarié·e·s des entreprises de l’eau et de l’assainissement, du secteur privé du logement social et de la thanatologie sont aux avant-postes pour maintenir un service public de qualité, en dépit des conditions sanitaires et des multiples contraintes et injonctions contradictoires. Pour autant, ils ne peuvent plus tout accepter : destruction du statut de la Fonction publique, passage forcé aux 1607 heures, restrictions au droit de grève, lignes directrices de gestion de l’austérité, sous effectifs, remise en cause des services publics, retour de la réforme de l’assurance chômage, de la contre-réforme des retraites et des menaces contre notre régime la CNRACL… les raisons de la colère ne manquent pas !
De plus, depuis le début du mois d’août avec la mise en application de la loi « relative à la gestion de la crise sanitaire », le passe sanitaire jalonne notre quotidien. La CGT rappelle qu’elle s’oppose à ce que la situation sanitaire soit utilisée par le gouvernement et le patronat pour accélérer la remise en cause des droits et des acquis des salarié·e·s.
Pour la CGT, la vaccination représente un progrès considérable en termes de santé publique. Cependant, la fédération CGT des Services publics s’oppose à toute sanction ou exclusion de salarié.e au motif de la non-présentation du passe sanitaire. L’élargissement et l’accélération indispensables de la vaccination demandent de renforcer l’accès à la santé, les moyens de l’hôpital public et de la médecine du travail. Cela nécessite de convaincre et de rassurer, et non de sanctionner les salarié·e·s. Il est clair qu’il s’agit là d’une opportunité supplémentaire donnée par le gouvernement aux employeurs publics pour réorganiser, remanier les services de la façon la plus arbitraire qui soit. La CGT dénonce la loi du 5 août 2021 dite de gestion de la crise sanitaire et en demande l’abrogation.
Dans ce contexte lourd de conséquences pour la santé et la sécurité des travailleuses et travailleurs, poursuivre la suppression des CHSCT est une aberration. La fédération CGT des Services publics réaffirme que tous les moyens nécessaires à la santé, à la prévention et à l’amélioration des conditions de travail des agents et salariés doivent non seulement être maintenus, mais être renforcés.

Dans de nombreuses collectivités, des mobilisations des agent·e·s sont initiées contre l’augmentation du temps de travail ou la précarité grandissante, pour l’amélioration des conditions de travail. Avec eux, nous refusons le « vol de congés » par l’augmentation du temps de travail au prétexte d’un alignement à 1607 heures annuelles alors que les agents territoriaux voient leurs conditions de travail se dégrader et leurs arrêts de travail augmenter, sur fond d’explosion du chômage. L’heure est au partage du travail entre toutes et tous et donc à la baisse du temps de travail.
De plus, nous n’acceptons pas les atteintes au droit de grève qui empêchent les agents de lutter contre la pénurie de moyens et de personnel et la précarisation massive rendue possible par l’élargissement du recours au recrutement par contrat, les logiques d’externalisation, de privatisation et le détachement d’office, aggravant leur santé, leur sécurité et leurs conditions de travail, l’affaiblissement des prérogatives des CAP qui transforme le droit à la carrière des fonctionnaires en outil managérial.

La CGT réaffirme son opposition aux mesures régressives contenues dans la loi dite de transformation de la Fonction publique du 6 août 2019 et en revendique l’abrogation. Sous couvert de modernisation, cette loi mine le statut de la Fonction publique, garant de la neutralité du service rendu et de l’égalité des droits des agentes et agents, mais aussi des usagères et usagers.
Lors de la réunion sur les salaires des fonctionnaires et agent.es publiques le 6 juillet dernier, vous avez, Madame la Ministre de la Transformation et de la Fonction publiques, confirmé votre refus du dégel de la valeur du point d’indice et toute augmentation générale, poursuivant ainsi la politique des gouvernements successifs depuis le début du quinquennat du Président de la République.

Ce blocage a pour conséquence une perte de 17 % du pouvoir d’achat impactant également le niveau des retraites. Cela ne peut se poursuivre ni être compensé par des tours de passe-passe, des mesures parcellaires, catégorielles, qu’elles soient indiciaires ou indemnitaires.
Sans revalorisation forte et urgente de la valeur du point, sans mesure d’augmentation générale, les salaires et les carrières continueront de se dégrader de manière aggravée et les inégalités entre les femmes et les hommes ne pourront être résorbées. La CGT condamne le choix délibéré du gouvernement d’une politique d’austérité dont les effets sont dévastateurs pour les fonctionnaires, les salarié·e·s du public et du privé et les retraité·e·s.
Alors que l’argent « magique » coule à flots, que des milliards d’euros sont distribués aux actionnaires des grands groupes au travers du « quoi qu’il en coute » et des cadeaux fiscaux, la question d’une autre répartition des richesses est posée.

La CGT revendique 10% immédiatement pour la fonction publique :
- 10% d’augmentation salariale immédiatement mesure nécessaire pour rattraper les pertes accumulées depuis 10 ans et dégeler le point d’indice ;
- 10% de travail en moins rapporté à la durée légale, c’est permettre de créer des emplois, tout comme l’avait permis le passage aux 35 h, de travailler mieux et travailler toutes et tous en passant aux 32 h ;
- 10% de création de postes, c’est répondre aux besoins sociaux dans les services publics.

Pour toutes ces raisons, la fédération CGT des Services publics appelle à une journée de grève et de mobilisations le 5 octobre 2021 afin que les agent·e·s de la fonction publique territoriale et les salarié·e·s des entreprises privées puissent porter à nouveau, haut et fort, leurs légitimes revendications.
En conséquence, la fédération CGT des Services publics dépose un préavis de grève de 0 à 24 h pour la journée du mardi 5 octobre 2021 pour l’ensemble des agent·e·s de la Fonction publique territoriale, ainsi que les salarié·e·s relevant de la partie privée de notre champ fédéral (entreprises de l’eau et de l’assainissement, thanatologie, secteur privé du logement social).

Notre organisation reste disponible pour toute négociation sur les revendications des personnels.
Nous vous adressons, Mesdames les Ministres, nos sincères salutations.

Pour la fédération CGT des Services publics
Natacha POMMET, Secrétaire générale

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20210930 – Préavis de grève

BOURSE DU TRAVAIL : Fin de partie

Mercredi 29 septembre 2021, le Conseil Municipal de Villejuif a renoncé à la mise en vente de la Bourse du Travail. Pour notre Union Locale Villejuif – Fresnes – l’Haÿ-les-Roses au profit de la société Verrechia.

Cette mise en vente, décidée en 2015, a fait l’objet d’une lutte et d’une résistance acharnées de la part des syndicats CGT du territoire et de l’Union Départementale du Val de Marne. 

L’Union Locale CGT de Villejuif – Fresnes – l’Haÿ les Roses remercie la municipalité de Villejuif de cette décision qui va permettre un retour à la normale, voire un nouveau départ pour l’activité syndicale de notre territoire !

Agressions d’agents de la ville

Il arrive régulièrement, malheureusement, que les agents de la ville soient agressés par les usagers, qu’ils soient du milieu associatif ou de simples administrés.

Nous entendons qu’il est frustrant de constater à quel point le service public est parfois insuffisant : les délais sont insatisfaisants, les installations ne sont pas assez nombreuses, et il n’est pas toujours possible aux services d’agir avec toute l’efficacité souhaitable.

Mais de cela, les agents ne sont pas responsables. 

Ce qui dégrade le service public, ce sont les logiques de rentabilité que l’Etat impose aux collectivités, qu’elles soient des mairies ou des hôpitaux, par exemple. Pour peu que les élus d’un exécutif cèdent aux sirènes du discours des libéraux et souhaite réduire la voilure du service public alors qu’il faudrait l’augmenter – par exemple parce que la population de notre ville augmente, ce qui induit plus de service public, pas moins – la pression augmente rapidement.

Les agents qui sont là pour rendre le service public et qui n’en ont pas toujours les moyens sont aussi frustrés que les usagers qui estiment que ce service ne leur est pas rendu.

Et quoi qu’il en soit, une agression, qu’elle soit verbale ou physique, est un délit.

L’employeur se doit de protéger ses agents, et nous remercions madame Morin, la maire adjointe pour le soutien qu’elle a manifesté à un agent du service des sports récemment agressé par un courrier adressé aux usagers de son service. Ce courrier était sans équivoque et contenait tout ce qu’un agent devrait entendre quand il est victime d’une incivilité ou d’une agression sur son lieu de travail. 

Alors merci.

 

POURQUOI NOUS CONTINUONS A PARLER DU RIFSEEP ?

En décembre 2017, le RIFSEEP a été mis en place à la mairie de Villejuif. La CGT a dénoncé l’arrêté et l’a contesté devant le tribunal administratif parce que celui-ci n’était accompagné d’aucune grille permettant de savoir qui doit toucher combien, et aussi parce qu’à l’époque la concertation des syndicats n’avait pas eu lieu dans les règles. Notre dossier a été rejeté par le tribunal administratif, parce que le préjudice pour la mairie aurait été trop important, mais même le rapporteur public a reconnu que le dispositif n’était pas transparent.

Et quand on ne vous montre pas tout, c’est qu’on vous cache quelque chose.

Aujourd’hui, pratiquement tous les agents de la ville touchent l’IFSE. Mais quand cette prime a été mise en place, elle causait des baisses de salaire. Pour éviter cela, une prime compensatoire a été mise en place. Celle-ci a évité une baisse de salaire. Par contre elle fait perdre à chaque agent de la cotisation retraite ! D’où l’urgence à notre sens de remettre le RIFSEEP sur la table ! Et c’est une urgence : les fonctionnaires perdent déjà du pouvoir d’achat depuis 15 ans avec le gel du point d’indice, et leurs retraites sont particulièrement basses.

 

L’exigence de la CGT :

Renégocier le régime indemnitaire auprès de l’employeur !

Obtenir de l’Etat l’Augmentation du Point d’Indice !

 

ASSEMBLEE GENERALE : LE JEUDI  30 SEPTEMBRE 2021
de 13h30 à 17h, à la BOURSE DU TRAVAIL, 16 rue Jean Jaurès.


Pour rappel : Vous pouvez déposer une HIS par mois, en prévenant votre chef de service 3 jours à l’avance afin de participer. Il doit justifier un éventuel refus. Les HIS sont cumulables sur trois mois (vous pouvez donc poser 3 heures pour cette fois ci). Le temps de trajet n’est pas compris dans la durée de l’Heure d’Information Syndicale. (Article 6 du Décret n°85-397 du 3 avril 1985)

20210909 – Tract RIFSEEP

LE 5 OCTOBRE : 5 RAISONS D’AGIR

À l’heure où la France tente de sortir d’une des pires crises sanitaires de son histoire, à l’heure où la situation sociale appelle à des mesures fortes visant notamment au renfor- cement de notre modèle social, le président de la République et son gouvernement accé- lèrent leur politique libérale et annoncent de nouveaux reculs sociaux !

20210910 – TRACT – 5 octobre

PROTECTION SOCIALE COMPLEMENTAIRE : Où on en est ?

Depuis début 2014, une participation de l’employeur à la mutuelle des agents de la ville est possible à condition que ceux-ci aient souscrit à une mutuelle labellisée. Le but était d’augmenter le taux d’agents souscrivant à une assurance complémentaire. Lors de l’examen du Rapport sur l’Etat de la Collectivité (REC) en comité technique, nous avons appris que moins de 15% des agents de la ville bénéficient de cette aide. Avant 2014, plus du quart des agents n’avaient pas de mutuelle !  Concrètement, cela veut dire qu’ils n’ont pas accès à certains soins, ou qu’ils se retrouvent sur la paille après une hospitalisation. La prévoyance, qui permet un maintien de salaire en cas de longue maladie, est encore moins souscrite.

Dès nos premières rencontres avec l’adjointe chargée des ressources humaines, celle-ci nous a affirmé la volonté de l’employeur de prendre en charge une assurance prévoyance en plus de la mutuelle dans le cadre de la politique de dé-précarisation. Les négociations devaient commencer au deuxième semestre de cette année. Il y a du retard…

La nouvelle obligation de prise en charge à 50% (au minimum !) va s’appliquer progressivement : au plus tard en 2026 à tous les employeurs publics. Puisque c’est déjà en chantier, allons y directement, sans attendre 2026, pourquoi pas avec un contrat de groupe et une prise en charge qui permettront d’obtenir des tarifs raisonnables et à hauteur de tous les salaires des agents de la ville de Villejuif !

L’exigence de la CGT :

Sur le plan national : Sauvegarde du système de la sécurité sociale par répartition !

Sur le plan local : Mise en place d’un contrat de groupe pour proposer une mutuelle et une prévoyance prises en charge à 75% pour tous les agents de la ville !

ASSEMBLEE GENERALE : LE JEUDI  30 SEPTEMBRE 2021
de 13h30 à 17h, à la BOURSE DU TRAVAIL, 16 rue Jean Jaurès.

Pour rappel : Vous pouvez déposer une HIS par mois, en prévenant votre chef de service 3 jours à l’avance afin de participer. Il doit justifier un éventuel refus. Les HIS sont cumulables sur trois mois (vous pouvez donc poser 3 heures pour cette fois ci). Le temps de trajet n’est pas compris dans la durée de l’Heure d’Information Syndicale. (Article 6 du Décret n°85-397 du 3 avril 1985)

20210913 – Tract Mutuelle et Prévoyance