Préavis de grève

Les organisations CGT, FSU, Solidaires, UNEF, UNL, MNL, FIDL se sont réunies en intersyndicale en fin d’année dernière et ont décidé d’impulser un processus de mobilisations et d’initiatives tout au long du mois de janvier et début février pour la préservation et le développement de l’emploi et des services publics, contre la précarité́. Plus particulièrement dans la fonction publique, ces revendications s’articulent avec « une campagne des 10 % », soit 10 % d’effectifs en plus dans la fonction publique.

Notre organisation estime que 500 000 emplois supplémentaires sont nécessaires dans les 3 versants de la Fonction publique (État, territoriale et hospitalière). Cela correspond à une augmentation globale d’environ 10 %.

La pandémie a mis en lumière les sous-effectifs des établissements de santé, mis à l’os par des années de politique austéritaire. Mais on peut aussi rappeler les scandales alimentaires à répétition qui, là également, mettent en danger la santé des citoyens tandis que les administrations de contrôle ont été réduites à peau de chagrin ; les dizaines de milliards d’euros annuels que représentent la fraude fiscale alors que les personnels des finances font face, budget après budget, à des suppressions massives d’emploi ; le manque d’effectif dans les services départementaux d’incendie et de secours, pourtant confronté à la multiplication des désastres dus à la crise climatique…

Des pans entiers de la Fonction publique sont confrontés à des pénuries d’emplois et donc à la difficulté de mener à bien leurs missions de service public. L’augmentation de 10 % d’effectifs, a minima, permettrait de réduire de 10 % le temps de travail, une revendication cohérente avec la campagne confédérale pour les 32 heures.

Cette revendication s’articule avec celle de la revalorisation salariale. L’austérité salariale, conséquence du gel du point d’indice en 2010, a conduit à la paupérisation d’une grande partie des agents publics et des futurs retraités et pensionnés.

En effet, plus de 1,2 million d’agents sont actuellement payés entre le Smic et le Smic + 10 %. Une revalorisation de 10 % de la valeur du point d’indice représente un budget annuel d’environ 18 milliards d’euros, mais génèrerait dans le même temps des recettes fiscales, les fonctionnaires s’acquittant de cotisations sociales et de l’impôt sur le revenu.

Dès lors, la dépense nette se situe autour des 12 milliards d’euros, qu’il faut rapporter au CICE de 50 milliards, à la suppression de l’ISF de 3 milliards pour environ 150 000 personnes ou aux 100 milliards d’aides directes versées aux entreprises, sans contrepartie, lors de cette crise sanitaire.

Par ailleurs, pour parer toute perte de pouvoir d’achat, notre organisation revendique l’indexation de la valeur du point sur l’indice des prix à la consommation.

Ce processus s’appuiera sur les mobilisations professionnelles déjà̀ programmées à l’instar des appels de la santé le 21 janvier, de l’éducation nationale le 26, de l’énergie le 28, engagés également pour la défense et le développement du service public.

Dans ce contexte, et ce n’est pas anodin, les attaques liberticides du gouvernement se multiplient et nos organisations continuent de les combattre. La proposition de loi de sécurité globale est une horreur qui laisse craindre les pires dérives, surtout dans un contexte de violences policières telles que nous les avons vues ces derniers mois.

Quant au plan de relance affiché par le gouvernement, il n’est en rien un plan de rupture avec les politiques de casse de l’emploi, de pression sur les salaires et sur les conditions de travail et d’affaiblissement de la protection sociale. Il plonge une grande partie de la population et notamment la jeunesse dans la précarité́ et la pauvreté́.

Par contre, les gagnants sont bien toujours les mêmes et ainsi les entreprises les moins touchées par la crise seront celles qui bénéficieront le plus des baisses d’impôt ! Ce constat impose de contrôler et de conditionner socialement et écologiquement les aides publiques. Il faut un véritable plan de relance combinant investissement public massif et soutien des revenus des plus fragilisés ou précaires. C’est le chemin inverse que prend ce gouvernement.

Rien pour les petits salaires, la ministre du Travail annonce, presque comme une provocation, une revalorisation du SMIC en dessous d’1% pour 2021. Ce qui fera passer le taux horaire de 10,15 à 10,25 €.

Rien non plus pour les 1ers de corvée, exposés depuis le début de la pandémie, toutes et tous devront attendre une hypothétique négociation dans leurs secteurs professionnels fin 2021.

Rien pour les soignants qui dénoncent un plan Ségur au rabais et beaucoup de professionnels oubliés. Rien pour l’ensemble des fonctionnaires dont le point d’indice reste gelé́. Rien pour les personnels de l’éducation nationale alors que le simulacre de concertation autour d’un Grenelle de l’éducation déserté par une majorité́ d’organisations syndicales est au point mort.

Les chiffres sont clairs : 47% des jeunes s’inquiètent pour leur emploi et le taux de chômage des jeunes a dépassé́ les 20%. Le second confinement les a fait plonger dans l’extrême précarité́. Nombre d’entre elles et eux ne mangent pas à leur faim. A cela s’ajoute la difficulté́ de suivre les cours à distance, la peur de l’échec et une détresse psychologique forte. Avec ses mesures insuffisantes, restrictives et incohérentes, le gouvernement sacrifie toute une génération ! Pas une journée ne se passe sans une nouvelle annonce de plan de suppressions d’emplois, de fermetures d’entreprises ou de restructurations et de réductions de services. Les réformes successives, contestées fortement, facilitent les licenciements et les suppressions de postes dans le privé comme dans le public. Là encore, ni plan de relance, ni plan de rupture mais la poursuite du même objectif libéral de casse de l’appareil productif et des services publics.

La réponse aux besoins de toute la population, l’avenir de la jeunesse et la réussite de la transition écologique imposent la création de millions d’emplois. Cela passe aussi par le partage et la réduction du temps de travail.

Dans le secteur de la santé par exemple, alors que le gouvernement tergiverse sur les mesures à prendre pour éviter l’engorgement des services de réanimation, c’est 400 000 emplois à créer dans les hôpitaux, les maisons de retraite ou l’accompagnement des malades et des personnes en perte d’autonomie. Les besoins sont importants aussi dans toute la fonction publique.

Il est indéniable aujourd’hui, après la pénurie de masques du printemps dernier, qu’il faut relocaliser une partie de notre production et en particulier notre industrie. Être en capacité́ de produire des médicaments, du matériel médical et de protection après la période que nous traversons ne peut plus faire débat.

C’est pourquoi, les organisations CGT, FSU, Solidaires, UNEF, UNL, MNL, FIDL proposent un processus de mobilisations et initiatives dès le mois de janvier. Des déploiements locaux, des tractages et des assemblées générales doivent se tenir sur les lieux de travail et dans les territoires. Ils permettront de faire de la deuxième quinzaine de janvier une période de mobilisations professionnelles pour l’emploi avec notamment 3 journées phares dans la santé le 21, l’éducation nationale le 26 et dans l’énergie le 28 janvier.

Les syndicats des territoriaux de Villejuif appellent, dans une dynamique de convergences et de renforcement des luttes, à un temps fort commun interprofessionnel de mobilisations et de grève du 21 janvier au 4 février 2021.

Connaissant votre engagement sur ces questions et comptant sur votre soutien, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Maire, nos salutations.

 

Quand on s’attaque à un cégétiste, on s’attaque à toute la CGT

Motion de soutien

A notre Camarade Cathy Vinciguerra du magasin Primark Créteil

Les syndicats CGT des agents territoriaux de la mairie de Villejuif expriment toute leur solidarité envers Cathy Vinciguerra, représentante de section syndicale CGT, représentante syndicale CGT au CSEC et membre de la direction de L’Union Départementale CGT du Val de Marne.

Nous dénonçons la politique dictatoriale de l’entreprise et l’acharnement avec lequel elle tente de porter atteinte à l’expression des élu.es CGT.

Nous exigeons l’arrêt de toute poursuite et tentative de licenciement à l’encontre de notre Camarade Cathy, qui n’a commis aucune faute et qui n’a cessé notamment dans cette période de pandémie, de défendre les intérêts des salarié.es de son entreprise et leurs conditions de travail.

Nous vous informons que nous resterons vigilants quant aux suites qui seront données à la procédure de licenciement de notre Camarade.

 

Les vaccins pour les pays riches, la misère pour les pays du Sud…

Depuis maintenant quelques semaines, les pays les plus riches du monde ont débuté leur campagne de vaccination avec plus ou moins de succès et de rapidité. Ces mêmes pays ont préempté plus de 90% de la production de l’année 2021 des vaccins aujourd’hui validés, ne laissant aucune place à la solidarité internationale et ne permettant pas aux pays les plus pauvres d’accéder à cet espoir de sortir de cette pandémie et, ce, contre toute logique sanitaire puisque c’est seulement si l’ensemble des populations accèdent au vaccin qu’une issue peut se dessiner.

Ce n’est pas le vaccin qui protège mais un plan vaccinal mondial ambitieux, équitable et solidaire de l’ensemble de la population sur les cinq continents !

90% des doses de vaccins qui ont été administrés dans le monde à ce jour l’ont été dans les 11 pays les plus riches !

À l’épreuve des difficultés, les égoïsmes nationaux deviennent la règle comme souvent l’histoire nous le rappelle. Par exemple, le Canada a commandé de quoi vacciner 5 fois sa population alors que 67 pays à revenus très faibles risquent de n’obtenir aucune dose en 2021.

Selon le directeur général de l’OMS qui appelle l’ensemble des gouvernements à faire preuve de solidarité : « Si les pays riches s’accaparent les vaccins, ce sera un échec moral catastrophique. »

Dans les pays du Sud, ce sont comme chez nous les plus pauvres et les plus précaires qui sont les premières victimes des conséquences de cette pandémie. Alors que l’Afrique reste encore, à ce jour, un peu moins touchée par le virus, les conséquences économiques sont terribles. Les travailleurs informels – qui représentent 80% de la population – n’ont le choix qu’entre perdre tout revenu financier en restant chez eux ou prendre le risque d’être contaminés pour survivre.

Des solutions existent afin d’augmenter massivement la production de doses partout dans le monde. Les laboratoires pharmaceutiques, dans une logique de course aux profits maximum afin de verser de confortables dividendes aux nantis et sans aucune préoccupation de santé publique, gardent jalousement secrets leurs brevets alors qu’ils devraient les partager et qu’ainsi suffisamment de doses sûres et efficaces soient produites aux quatre coins de la planète.

Au lieu de cela, cette logique purement financière amène Sanofi à supprimer 1700 postes en Europe dont 400 postes de chercheurs.euses dans le seul objectif de maximiser ses profits sans aucune préoccupation de santé publique !

La CGT appelle à ce que les droits de propriété intellectuelle sur les brevets des vaccins soient considérés comme un bien public international afin de permettre une production mondiale du vaccin.

La CGT appelle à la solidarité internationale afin que les vaccins disponibles soient distribués de manière juste, équitable, à travers le monde, sans distinction et que ce soit les travailleurs assurant des missions essentielles de service public et d’intérêt général qui soient priorisés.
 

Un CHSCT très prometteur

Le dernier CHSCT de l’année 2020 s’est tenu le jeudi 17 décembre dernier, en visioconférence.

A l’ordre du jour : 

  1. Validation du compte rendu de la séance précédente 
  2. Point de situation sur la crise Sanitaire Covid-19.
  3. Recours à un agent chargé de la fonction d’inspection via une convention avec le CIG.
  4. Présentation du registre spécial de danger grave et imminent.
  5. Préparation du lancement du document unique d’évaluation des risques professionnels : propositions de méthodologie.
  6. Lancement d’une rélfexion sur la gestion des situations de crises sur le lieu de travail.
  7. Lancement d’un travail de sensibilisation sur l’égalité femmes/hommes et la lutte contre les discriminations et les violences faites aux femmes.

D’abord, signalons que tous les dossiers qui nécessitaient un vote ont été adoptés à l’unanimité des deux collèges.

Les représentants du personnel ont enfin pu mesurer ce qu’était un CHSCT où la parole des agents étaient entendue. Toutes les interventions convergeaient sur le même constat : les agents sont à bout, fatigués, épuisés, dans beaucoup de services. Certains n’ont plus de supérieurs hiérarchiques parce que ceux-ci sont partis. De mauvaises pratiques persistent dans certains services, qui les mettent à mal… L’encadrement doit réapprendre que protéger ses agents fait partie de ses missions. Tous les problèmes ne sont pas réglés.

Mais justement, ce CHSCT doit fournir, par l’évaluation des risques, par l’étude de procédures mises en place par la direction des ressources humaines pour assister à la fois les agents et l’encadrement, la direction pour sortir de ce marasme, dans un esprit de dialogue.

Et justement, le dialogue a été ouvert, franc, sincère. Il n’y avait pas de tabou et une réelle convergence autour d’un but commun : que la situation se rétablisse, que les agents puissent revenir travailler dans de bonnes conditions, que la confiance entre agents, encadrement et direction soit restaurée !

Il reste beaucoup à faire, et ça sera parfois long, parfois difficile, mais cette convergence entre les deux collèges du CHS CT, employeurs et employés, est le meilleur présage qu’on pouvait observer. Pour la première fois depuis de nombreuses années, la souffrance des agents n’est pas niée, elle est prise en compte.  C’était véritablement un cadeau de noël en avance de voir qu’enfin le message a été entendu, et que du concret va venir.

Bien évidemment, la CGT continuera à agir quotidiennement pour que ces projets aboutissent, et pour que des mesures immédiates soient prises dans les situations urgentes – comme celle des collègues encore placardisés. 

Elections CNRACL

1er MARS AU 15 MARS ELECTIONS CAISSE NATIONALE de RETRAITE des AGENTS des COLLECTIVITES LOCALES (CNRACL)

VOTER C’EST LUTTER

Fin 2019 et début 2020, nous avons connu trois mois d’une intense mobilisation pour la défense de nos régimes spéciaux de retraite, et vécu la mise en avant des personnels territoriaux et de tous les «premiers de corvées» dont l’activité a été essentielle durant la première période de confinement ! La Pandémie nous a épargné cette réforme jusqu’ici, et le gouvernement ne voulait pas prendre de front les ayants droits de la C.N.R.A.C.L.

Mais Macron et Castex le confirment : la réforme des retraites et la mise en place du système par points demeure un objectif quasi immédiat. Il faut faire plaisir aux fonds de pension privés !

Dans ce contexte d’attaques sans précédent contre notre système de retraite, acquis des grandes conquêtes de la Libération, les élections de la CNRACL revêtent une importance prioritaire.

VOTEZ MASSIVEMENT CGT,

Exprimez notre volonté d’agents territoriaux de conserver notre Caisse de retraite par répartition dans un esprit de solidarité intergénérationnelle. Ces élections concernent actifs et retraités, mais aussi les agents de la fonction publique hospitalière, soit 2,2 millions d’actifs et 1,4 millions de retraités.

VOTER C’EST AGIR !

Notre régime de retraite géré par la C.N.R.A.C.L est l’un des derniers à organiser un suffrage universel direct pour désigner les membres de son Conseil d’Administration.

La CGT accorde une légitimité aux membres élu-e-s, et condamne la mise en place de décideurs nommés par l’État.

Nous devons nous battre pour permettre une participation massive à ce scrutin !

En 2014 la CGT était sortie largement majoritaire, mais la faible participation demeurait inacceptable. La C.N.R.A.C.L est bien sûr une caisse de retraite. Elle agit au quotidien pour les personnels en activité dans le cadre des accidents de service et des maladies professionnelles. 

Au moment où nos CHSCT sont condamnés par la loi de transformation de la Fonction Publique, à la sauce Macron, il s’agit pour nous d’en affirmer l’importance capitale !
Une instance dédiée à la santé et la sécurité, ce n’est pas de trop !

La CNRACL finance, avec le Fond National de Prévention, des audits et conseille les employeurs et les CHSCT dans le but d’améliorer les conditions de travail, l’hygiène et la sécurité.

VOTER CGT C’EST LUTTER pour une retraite décente à 60 ans, et permettre aux jeunes et demandeurs d’emplois de trouver du travail dans ce contexte difficile.

VOTER CGT C’EST SE BATTRE pour la reconnaissance des emplois pénibles et des départs en retraite adaptés.

VOTER CGT C’EST AGIR pour le rejet des mises en retraites d’office, et la mise en place de formation et de postes aménagés pour les personnels frappés d’invalidité.

ALORS VOTEZ CGT POUR LA CNRACL !

Les Congés « Covid »

C’est l’heure des congés de fin d’année et beaucoup d’agents posent des congés. Mais parfois, ils ont des mauvaises surprises : un solde qui a été amputé… Vous vous souvenez ? En plein cœur de la première vague, 5 jours de congés ou de RTT ont été supprimés aux fonctionnaires territoriaux. Parce qu’il fallait montrer sa solidarité avec les soignants.

A la CGT, on s’est longtemps demandé en quoi le fait d’être privé d’une partie de ses droits, sans que cela rapporte quoi que ce soit aux soignants était une marque de solidarité. Les plus versés dans l’anthropologie, l’archéologie et l’histoire parmi nous ont fini par faire entendre que les anciens, quand ils voulaient qu’une chose fonctionne mieux, faisaient des sacrifices aux dieux. Comme Iphigénie, tuée par son père pour que le vent se lève afin qu’il puisse aller envahir Troie.

Le Conseil d’État lui aurait certainement donné tort, puisqu’il a statué le 4 décembre  qu’il était illégal de prélever ces jours de congés sans consulter préalablement le Comité Technique… Et ça n’a pas été le cas à Villejuif.

En ce qui concerne la mairie de Villejuif, nous avons demandé par courrier que ces congés – qui ont été enlevés par l’ancien exécutif, mais pas forcément pour tout le monde –  nous soient rendus et personne ne nous a rien répondu sur ce sujet. Pour l’instant.

Nous savons bien que ce n’est pas le seul dossier, que l’exécutif finit d’exécuter un budget qu’il n’a pas élaboré (et que les budgets de la mairie de Villejuif sont soupçonnés d’être insincères depuis plusieurs années) et que l’administration se reconstruit… Pas facile d’avancer dans ces conditions… Mais nous continuerons de demander, d’autant plus que nous savons que désormais, l’employeur écoute ce que nous disons, même si il ne peut pas tout.

 

 

Attention aux publications sur les réseaux sociaux !

Nous avons été témoins ces derniers temps de pratiques dérangeantes de la part d’agents de la collectivité sur les réseaux sociaux. Aussi, un petit rappel s’impose : Les fonctionnaires sont tenus par un devoir de discrétion, qui fait qu’ils ne doivent pas révéler des informations apprises dans le cadre de leurs fonctions et les diffuser, ni à l’oral, ni à l’écrit, ni sur les réseaux sociaux. 

Les agents publics sont également tenus à un devoir de réserve. Cette obligation, d’origine jurisprudentielle, qui ne figure pas dans le statut général des fonctionnaires, impose à ces derniers d’éviter pendant et en dehors du service toute manifestation d’opinion ou de comportement de nature à porter atteinte à l’image et à la considération du service public et ce quel que soit le média utilisé, le caractère oral ou écrit des propos, le caractère public ou non des propos.

Aussi, même s’il est tentant de mettre en valeur le bon travail effectué dans le cadre de son service et de manifester sa satisfaction d’avoir bien fait son travail par un tweet ou de fustiger une incivilité par une publication Facebook mordante, c’est potentiellement punissable. Si un particulier se sent lésé par cette publication et attaque l’employeur, celui-ci serait fondé à se retourner contre l’agent et à ne pas lui accorder la protection fonctionnelle. A tout le moins, il vaut mieux ne pas encourager cette pratique.

Par ailleurs, nous tenons à souligner qu’il peut être dangereux de s’afficher comme un agent public sur sa page Facebook, où des informations personnelles peuvent être accessibles.

La prudence est de rigueur.

LES ELECTIONS CNRACL

Les élections du Conseil d’Administration de la CNRACL sont un rendez-vous important pour l’avenir de la Retraite et de la Protection Sociale dans son ensemble.

Dans le prolongement des manifestations de janvier 2020 et du rejet massif par les salariés de la réforme Macron, voter CGT aux élections CNRACL soulignera notre détermination contre l’instauration d’un système à points, et d’exprimer clairement notre attachement au système des retraites par répartition à prestation définie et particulièrement à notre régime de retraite !

Les voix CGT renforceront de fait, les avis de la CGT dans les choix de gestion, porteront aussi sur les aspects législatifs et permettront l’interprétation la plus favorable pour les agents et retraité.es, mais aussi :
- Chez les actif·ve·s pour porter nos revendications, et notamment un droit de départ anticipé consécutif à la pénibilité concernant la catégorie active.
- Chez les retraité·e·s pour l’amélioration du budget et des conditions d’octroi de l’aide sociale et pour imposer la péréquation sur les pensions des retraité·e·s des mesures salariales accordées aux actif·ve·s.

Qui vote ?
Les listes électorales sont maintenant établies par la Caisse des Dépôts, mises en ligne et consultables sur le site de la CNRACL.

Elles ont été transmises à l’employeur qui doit d’ores et déjà les afficher sur un panneau d’affichage accessible pour tous les agents, quelle que soit la position statutaire et dans un endroit ouvert au public pour les retraité.es dans leurs communes (les communes du lieu de résidence du retraité qui afficheront dans leur mairie les listes et non pas de leurs collectivités d’origine). A Villejuif, elles sont consultables au Pôle Ressources Humaines de la Mairie (même si l’affichage se fait attendre en raison de problèmes techniques).

Si je ne suis pas inscrit.e, pour les actifs/ves ?
Les réclamations, en cas de non-inscription sur les listes partielles, ou pour erreur de collège, d’une erreur d’état civil ou d’adresse seront, à formuler au plus vite au service des Ressources humaines qui demandera la rectification à la caisse par formulaire prévu à cet effet et disponible en ligne pour téléchargement dès le 16 novembre.

Si je ne suis pas inscrit.e, pour les retraité.e.s ?
La demande de rectification pour un ajout, une radiation ou une modification du collège d’appartenance se fait via le formulaire de demande de rectification à télécharger dès le 16 novembre 2020 sur le site de la CNRACL et à retourner à l’adresse suivante : Elections CNRACL-Rectification Rue du Vergne 33059 Bordeaux Cedex L’adresse postale et l’état civil peuvent être modifiés par téléphone : 05 57 57 91 00

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